Actualité des recherches à Regourdou

Le gisement de Regourdou en 2012 © www.regourdou.fr

Les recherches sur le Regourdou suivent leur cours, plus de cinquante ans après la découverte de ce gisement majeur.

Outre les études biologiques questionnant la variabilité morphologique néandertalienne à travers l’étude précise de chaque pièce osseuse, de nouveaux axes de recherche sont aujourd’hui envisagés afin de permettre la révision des données acquises sur le gisement.


L’état actuel des connaissances concernant les circonstances de la découverte des restes humains a conduit plusieurs chercheurs du laboratoire de recherche PACEA (De la Préhistoire à l’actuel : culture, environnement et anthropologie, UMR 5199) à exploiter les archives de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac Aquitaine)  dans l'objectif de déceler des éléments nouveaux qui permettraient d’éclairer les différentes étapes de la découverte archéologique de Regourdou.


On ne peut dénier que de nombreux conflits entre le propriétaire et les archéologues à propos de la fouille et de la conservation des restes osseux ont sensiblement compliqué l’étude du gisement et la diffusion des documents de fouilles, dès les premiers jours de la découverte. De nombreux documents de travail sont en outre absents. Il est de fait difficile d’expliquer l'origine du dépôt et les conditions qui ont favorisé sa conservation.


Il est toutefois établi que le gisement de Regourdou a été une cavité habitée par des hommes et des animaux qui a ensuite subi un effondrement de sa voûte par-dessus les couches archéologiques. Il est fortement probable que les restes osseux aient été largement perturbés après enfouissement, par la faune environnante, avant l’effondrement du plafond, puis par des processus naturels tels que les intempéries et les chutes de pierres. De telles perturbations doivent être comprises et interprétées puisqu’elles ont pu considérablement modifier l’emplacement des restes et biaiser ainsi certaines interprétations. Il importe dès lors d'examiner précisément les connaissances recueillies lors des différentes campagnes de fouille afin de vérifier les interprétations proposées en leur temps, interprétations fondées sur la répartition spatiale des éléments observés sur le terrain en 1957.

 

C’est pour cette raison qu’en 2012, dans le cadre d’un projet de sauvegarde et de mise en valeur de la colline de Lascaux, un inventaire complet des archives se relatives à Regourdou a été réalisé grâce à une collaboration entre le laboratoire PACEA et le ministère de la Culture et de la Communication. Ce projet vise à signaler la totalité des archives disponibles sur le gisement et rendre ainsi accessible chaque document pouvant nourrir l'étude scientifique, historique, architecturale ou patrimoniale du site à l'avenir.

Cette collaboration vise également à rassembler toutes les informations archéologiques disponibles susceptibles de favoriser la compréhension du site, notamment les étapes de découverte et de traitement des restes osseux après la fouille. Ces informations ont vocation à être comparées aux résultats d’une étude détaillée de la surface osseuse et de l’état de conservation du squelette néandertalien, afin de comprendre l’histoire du dépôt humain depuis son enfouissement il y a 80 000 ans.

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