Patrimoine du XXe siècle

Découvrir le patrimoine du XXe siècle en Aquitaine

Contrairement aux réalisations du passé, dont la protection va souvent de soi, l’intérêt pour le patrimoine du XXème siècle est un phénomène récent. La création d’un label national, en 1999, est venue contribuer à sa reconnaissance. Dans chaque région, une signalétique identifie les édifices et biens remarquables, sans contraintes juridiques, sauf dans le cas où ils sont inscrits ou classés.

Le label Patrimoine du XXème siècle a pour objet de sensibiliser le public, mais aussi les aménageurs ou les élus, à l’originalité et à la qualité de certains témoignages. Qu’ils relèvent de l’activité industrielle, qu’ils soient des équipements, des maisons privées, tous reflètent l’identité d’un territoire dans sa diversité, au-delà des critères traditionnels attachés à la notion de monument.

L’église Saint-Esprit à Lormont (Gironde) et l'hôtel Splendid à Dax (Landes), protégés au titre des Monuments historiques, ont été les deux premiers édifices distingués en Aquitaine, en 2004 à l'occasion des Journées européennes du patrimoine. L'Aquitaine compte plus de 70 édifices et biens du XXème siècle protégés au titre des Monuments historiques, répartis entre villes, littoral et territoire rural ; tous sont de fait labellisés Patrimoine du XXème siècle. Parmi ceux-ci figurent 8 édifices classés : villa Natacha à Biarritz, villa Arnaga à Cambo-les-Bains, villa Leihorra à Ciboure, château Bijou à Labastide-Villefranche (Pyrénées-Atlantiques), Bourse du travail et maison dite hôtel Frugès à Bordeaux, parc Chavat et château d'eau à Podensac, œuvre de Le Corbusier, au même titre que l'un des immeubles des Quartiers modernes, dits Cité Frugès, à Pessac.

 

Une quarantaine d’édifices du XXème siècle ont été labellisés à ce jour en Aquitaine. Certains font toujours débat, en dépit ou peut-être en raison de leur modernité esthétique, telle la caserne des pompiers de la Benauge à Bordeaux (architectes Ferret, Courtois, Salier, 1950-1954). L’inscription au titre des Monuments historiques de la villa Lemoîne en 2002, réalisée à Floirac par le célèbre architecte néerlandais Rem Koolhaas, a également suscité l’étonnement : il était assez exceptionnel, jusqu'à une époque récente, que les constructions bénéficient d'une protection du vivant de leur auteur.

Destination de villégiature, notamment dans la période de l’Entre-deux-Guerres, l’Aquitaine conserve de magnifiques demeures de style Art déco que l’on retrouve du bassin d’Arcachon (villa Thétys) à la côte basque (villa Leihorra), des secteurs où la pression immobilière impose une vigilance accrue.

Ailleurs, ce sont des expressions plus insolites que le label met en valeur, comme la guinguette Barnabé à Boulazac (Dordogne), toujours en activité. Dans les Landes, les arènes de Mont-de-Marsan montrent l’importance de la culture tauromachique au sud de la région.

Pour ces « nouveaux » patrimoines, la conservation régionale des Monuments historiques joue un rôle de sentinelle mais aussi d’interface pour encourager les reconversions de bâtiments. Ainsi, les anciens abattoirs de Bordeaux des années 1930 devraient-ils accueillir prochainement des agences régionales à vocation culturelle dans le cadre du programme Euratlantique.

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