Donnée culturelle - Monument historique

Couvent de la Visitation (ancien)

  • Référence de l'entité : PA64000045
  • Territoires : Orthez (commune), Orthez (canton), Pau (arrondissement), Pyrénées-atlantiques, Aquitaine
  • Datation principale : Temps modernes
  • Datation secondaire : 18e siècle ; 20e siècle
  • Date de l'arrêté : 28/11/2002
  • Protection : inscription
  • Libellé de la protection : Ancien couvent de la Visitation avec les restes de son parc, en totalité (cad. AK 286) : inscription par arrêté du 28 novembre 2002
  • Références cadastrales : AK 286
  • Synthèse architecturale et historique :
    HISTORIQUE

    Bertrand de Lataste, noble protestant, possédait à Saint Domingue des plantations de canne à sucre et pratiquait depuis Bordeaux le commerce triangulaire. Rentré en Béarn vers 1777, il s'y maria et fit construire à Orthez un vaste hôtel particulier habitable dès 1785. Celui-ci se composait d'un corps de logis en "L", séparé des communs par une cour dans laquelle on pénétrait par un grand portail de pierre (cf. plan 1825).
    Alfred de Vigny, alors capitaine, y séjourna en novembre/décembre 1824, et composa son poème "Le Cor".
    La demeure échut, par mariages successifs, à la famille Dubroca en 1850 puis, en 1898, à une branche des Nairac, puissante famille de négociants bordelais et, enfin, aux Frossard, qui la vendirent en 1916 aux Sœurs de la Visitation. Ces dernières transformèrent et agrandirent cet ensemble en 1920 pour en faire un couvent que la commune acheta en 1986.

    Indépendamment de leurs transformations intérieures, les deux bâtiments parallèles du XVIIIe siècle (logis et communs) subsistent, à l'exception du petit retour d'aile Sud-ouest de la demeure démoli en 1920. Le logis a été prolongé au Sud , de même que les communes . Deux ailes perpendiculaires, l'une au Sud-ouest , l'autre au nord-est , sont venues constituer une cour fermée en reliant les deux bâtiments anciens, dont les façades sur cour sont désormais masquées par la réalisation du cloître à arcades en plein cintre .

    Le pavillon Est a été "épaissi" , face à un second bâtiment 1920, réutilisant la porte du retour d'aile Sud-ouest détruit ), et donnant accès à la chapelle implantée dans l'extrémité Nord des anciens communs .
    La façade Sud-est de la demeure XVIIIe siècle est animée par un pavillon central coiffé d'un fronton et deux pavillons d'angle aux chiens assis décorés de mascarons . Les trois portes ont conservé leurs élégants vantaux et tympans de bois sculpté .
    Les agrandissements 1920 du logis , et l'aile Sud-ouest avec son fronton central reprennent, en plus dépouillé et plus sévère l'ordonnance classique du bâtiment d'origine.
    Le cloître a été la plaque tournante de l'ancien couvent en desservant, par le biais de ses couloirs/galeries ), la plupart des locaux du culte, des logements et des services. Les cages d'escalier lui sont attenantes, de même que les accès extérieurs. Des cellules ont été construites sur trois des quatre galeries qui le couronnaient.
    L'intérieur du logis a été complètement recomposé pour son usage conventuel, et a perdu son luxueux décor d'origine : parquets, lambris, trumeaux "à la Watteau", etc. de rares éléments (portes, cheminées) subsistent, souvent en remploi
    L'aile Nord-ouest des communs , prolongée (ancienne chaîne d'angle a été réorganisée en fonction de l'articulation du couvent avec la chapelle : salle commune ouverte sur son chœur, salle de réunion, petit oratoire à l'étage.
    Les parties anciennes du logis et des communs ont conservé leur charpente d'origine. Dans les restes du parc , petite grotte en rocaille.
    A noter enfin, côté Nord-est, rue Saint Gilles, l'existence de l'ancien mur de clôture de la cour primitive, percé d'un beau portail décoré d'un fronton et de lignes de refends

  • Unité de patrimoine : immeuble
Recherche sur tout le site

Catalogue bibliothèque
Type

Moteur Collections régionales