Donnée culturelle - Monument historique

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

  • Référence de l'entité : PA00083122
  • Territoires : Baigneaux (commune), Targon (canton), Langon (arrondissement), Gironde, Aquitaine
  • Datation principale : Temps modernes
  • Datation secondaire : 2e quart 16e siècle
  • Date de l'arrêté : 10/06/2002
  • Protection : inscription
  • Libellé de la protection : Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul en totalité (cad. D 69) : inscription par arrêté du 10 juin 2002
  • Synthèse architecturale et historique :
    L'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Baigneaux est citée dès la fin du XIe siècle, lors de sa donation par les chanoines de Saint-André de Bordeaux au deuxième abbé de l'abbaye de La Sauve-Majeure. C'est un des premiers prieurés de La Sauve-Majeure, mais il ne subsiste plus aucun vestige de cet édifice primitif qui se situait probablement à l'emplacement de l'église actuelle, dont les murs gouttereaux, d'après certains érudits, pourraient partiellement remonter aux XIIIe/XIVe siècles (cf. fenêtre gothique, planche 2, cliché 4), et qui, d'après d'autres, ne sont, ainsi que les voûtes bien datées, pas antérieurs au XVIe s. Cet édifice a fait l'objet d'importantes modifications au XIXe s.
    L'église présente un plan à nef unique de trois travées, précédée d'un clocher-porche à l'est, et ouvrant vers l'ouest sur une abside à 5 pans. Une sacristie du XIXe siècle est accolée à la travée la plus occidentale du flanc nord de l'église.
    La nef est l'élément le plus ancien : construite en appareil régulier, elle est couverte de trois voûtes d'ogives aux clés sculptées dont l'une porte la date de 1538. Ses murs gouttereaux, épaulés par d'épais contreforts talutés, ont été surélevés pendant les guerres de Religion, et percés au sommet de meurtrières de fusillade.
    L'éclairage de la nef est assuré par d'étroites baies percées au XVIe siècle, et par la fenêtre gothique (cliché 4) de la même époque selon Paul Roudié, antérieure d'après d'autres historiens.
    C'est en 1854 que l'on décide d'inverser l'orientation de l'église en raison de l'aménagement de la place publique du cimetière ; l'ancien chevet plat, renforcé jadis d'échauguettes d'angle dont subsistaient les consoles, est remplacé par le clocher-porche d'entrée dans lequel sont placés les fonts baptismaux et l'escalier d'accès au clocher. L'ancienne façade devient le chœur de l'église. Ce dernier reçoit à ce moment un voûtement d'ogives du même type que dans la nef. L'actuelle sacristie vient se loger entre deux contreforts du flanc nord de la nef.
    Ces travaux furent exécutés par l'architecte Pierre Charles BRUN (1825-1902), élève à Bordeaux de POITEVIN, et auteur, entre autres, de l'église Saint Louis des Chartrons.
    Dans le cimetière, la croix de cimetière comporte, sur un socle cubique, un fût de section carrée, aux angles soulignés de minces pilastres surmontés de pinacles à crochets. Un ange, des tenailles et un tibia décorent ce fût fin XVe/début XVIe qui porte une croix postérieure.

  • Unité de patrimoine : immeuble
Recherche sur tout le site

Catalogue bibliothèque
Type

Moteur Collections régionales