Donnée culturelle - Monument historique

Eglise Saint-Vincent

  • Référence de l'entité : PA33000042
  • Territoires : Floirac (commune), Floirac (canton), Bordeaux (arrondissement), Gironde, Aquitaine
  • Datation principale : Moyen Age
  • Datation secondaire : 12e siècle ; 16e siècle ; 19e siècle
  • Date de l'arrêté : 26/02/2001
  • Protection : inscription
  • Libellé de la protection : En totalité, l'église Saint Vincent (cad. AP n° 107 : église) : inscription par arrêté du 26 février 2001.
  • Références cadastrales : AP 107
  • Synthèse architecturale et historique :
    De l'édifice roman ne subsiste que le chevet, en grande partie remanié au XIXème siècle. L'abside plus étroite que la nef est couverte d'une voûte en cul-de-four. Si aujourd'hui cinq baies en plein cintre surmontées d'un arc mouluré percent les murs du chevet, seules trois d'entre elles existaient en 1865, date à laquelle elles auraient été par ailleurs agrandies. A l'intérieur, des colonettes aux chapiteaux sculptés encadrent ces ouvertures. L'arc triomphal et ses supports (dont les chapiteaux de Daniel dans la fosse aux lions, le péché originel par le sculpteur Cabanne) sont aussi le fait des réfections du XIXème siècle.
    A la fin du XVe-début XVIe siècle, deux bas-côtés sont élevés. Seules les voûtes des deux travées les plus à l'est côté sud datent de la fin du Moyen Age. La sacristie est elle aussi couverte d'une voûte d'ogives ; une baie à remplage flamboyant indique une réalisation de la fin de l'époque gothique.
    Au XIXème siècle, d'importantes restaurations sont entreprises dans un style néo-gothique par l'architecte Alaux (1852-57). L'édifice est agrandi vers l' ouest et la nef et le bas côté nord sont couverts de voûtes d'ogives prismatiques. Dans la troisième travée de la nef, un culot orné d'un ange tenant un écu reçoit la retombée des voûtes. Sous la ribune, au revers de la façade occidentale, on aperçoit trois anges de même facture (Cabanne). La tour-porche carrée romane est remplacée par une tour-porche à trois niveaux terminée par une flèche.
    L'église reçoit aussi au XIXe siècle un décor peint par Ricaud dont seule une partie est encore conservée (scènes de la vie du Christ et de la Vierge sur l'arc triomphal et au-dessus des arcades ouvrant sur les bas-côtés). L'ensemble était encore conservé en totalité en 1965.
    Outre les objets mobiliers protégés, l'église conserve dans le bas-côté sud, un retable autel à la gloire de la Vierge de 1871 signé Jabouin. Il est aussi l'auteur du maître autel. Dans la choeur, une mosïque de pavement représente une femme tenant une croix et un calice, allégorie de l'église.
    De nombreux vitraux ornent l'édifice. Dans le bas-côté nord, un Saint Georges terrassant le dragon est daté de 1823. les autres vitraux ont été réalisés entre 1860 et 1865 par Villiet.
    Dans les années 1960-70 sont mentionnées une cloche de 1807 et une autre de 1833.

  • Unité de patrimoine : immeuble
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