Article de périodique

La parenté formelle des grottes de Lascaux et de Gabillou est-elle formellement établie ? / / Bulletin de la Société Préhistorique Française

  • Titre de l'article : La parenté formelle des grottes de Lascaux et de Gabillou est-elle formellement établie ?
  • ISBD : La parenté formelle des grottes de Lascaux et de Gabillou est-elle formellement établie ?/ Stéphane Pétrognani et Georges Sauvet. - Paris : Société préhistorique française, 2012. – P. 441-455 : ill., bibliogr. – (Bulletin de la Société préhistorique française ; tome 109, n°3. – ISSN 0249-7638).
  • Donnée culturelle de référence : Grotte de Lascaux
  • Autre(s) donnée(s) de référence : Grotte de Las Agnelas ou de Gabillou , LASCAUX- , Gabillou, Les Pierres : occupations, Paléolithique Supérieur (dont une grotte ornée), Néolithique.
  • Référence de la publication en série : Bulletin de la Société Préhistorique Française
  • Numéro de volume du fascicule : 2012, 0109-3
  • Auteurs : PETROGNANI Stephane, SAUVET Georges
  • Descripteur(s) thématique(s) : PALEOLITHIQUE SUPERIEUR GROTTE ORNÉE
  • Date d'édition : 01/07/2012
  • Collation : P. 441-455 : ill., bibliogr.
  • Résumé :
    L'idée, très consensuelle, que les grottes ornées paléolithiques de Lascaux et de Gabillou (Dordogne) sont étroitement apparentées repose sur des arguments thématiques et stylistiques. Pourtant, les données archéologiques en faveur de leur stricte contemporanéité ne sont guère probantes puisque les datations récentes par AMS indiqueraient un écart de 1600 années calendaires. Pour estimer quantitativement le degré de similarité des deux grottes, une étude statistique de 51 représentations de chevaux complets (13 provenant de Gabillou et 38 de Lascaux) décrits à l'aide de 25 critères morphologiques a été entreprise. Les critères concernent la présence des organes sensoriels (oeil, naseau, bouche, oreille), la crinière, la queue, le nombre de membres par paire et leur perspective, le traitement des extrémités, l'animation et la tendance à la microcéphalie. L'analyse factorielle des correspondances et la classification hiérarchique ascendante séparent nettement les chevaux de Gabillou et ceux de Lascaux. La différence essentielle provient du traitement des membres (pattes complètes en perspective naturelle pourvues de sabot et ergot, à Lascaux ; un seul membre par paire ou plus rarement deux en perspective frontale, ouvert ou se terminant en pointe, à Gabillou). La microcéphalie, définie comme une tête inférieure à la moitié de sa taille normale (par rapport au cheval de Przewalski pris comme référence) est également un critère exclusif qu'on ne rencontre qu'à Lascaux. La partition des chevaux en un "groupe Gabillou" et un "groupe Lascaux" ne souffre que peu d'exceptions, mais celles-ci sont très intéressantes, car elles concernent des chevaux intégrés dans des compositions par ailleurs homogènes. La présence de chevaux de "type Lascaux" dans certains panneaux de Gabillou et vice versa est un argument très fort en faveur de la contemporanéité des deux sites et d'une influence réciproque des artistes ayant exercé majoritairement dans l'un d'eux. Cela conduit à envisager que Lascaux et Gabillou aient pu fonctionner simultanément, pendant un laps de temps qu'il faudrait vraisemblablement situer à la fin du Solutréen supérieur ou dans un moment très proche de la transition magdalénienne (la date la plus ancienne que l'on possède pour Lascaux, 18600BP soit 22220 cal BP, étant compatible avec cette fourchette). Dans cette hypothèse, le style de Gabillou serait représentatif des manières de faire usuelles de l'époque (par comparaison avec Ebou, Cosquer, Foz Côa,
  • Date de création du document : 16/11/2011
  • Cote : PER 4
  • Territoires : Montignac (commune), Montignac (canton), Sarlat-la-canéda (arrondissement), Dordogne, Aquitaine
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